Pigeon Sport

Les Pigeonniers

le 09/10/2006 à 18h02
L'homme et le pigeon ont toujours vécu côte à côte. Chacun a retiré quelque chose de cette cohabitation. Le pigeon a trouvé un gîte et parfois une certaine protection, l'homme en a retiré de la nourriture et souvent un engrais très riche : la colombine.

Au Moyen-Orient, les fellahs élevaient des pigeonniers en terre crue ou les creusaient dans les falaises. Ils y logeaient des milliers de pigeons ce qui leur permettait de recueillir la fumure pour les terres pauvres qu’ils cultivaient.

En France, jusqu’à la Révolution, les paysans n’avaient pas « le droit de pigeonnier ». Ce privilège était réservé au Seigneur. Ensuite, on construisit des pigeonniers qui, suivant les Régions et les habitudes locales, prirent des formes et des styles différents. Certains sont de véritables monuments que l’on peut parfois apercevoir dans la campagne. Actuellement, il y une prise de conscience de la valeur architecturale de certains de ces pigeonniers et des organismes ou des départements en restaurent certains.

Aujourd’hui, on construit des pigeonniers plus simples et plus pratiques d’utilisation. Ils se trouvent dans les jardins, dans les greniers, sur les terrasses. Les Japonais et les Chinois les bâtissent sur les toits des bulldings, abritant quelques milliers de pigeons, pour satisfaire leur passion du jeu. Dans ces pays, on parie de fortes sommes sur les concours d’oiseaux.

Quelques propos sur l'orientation

le 19/06/2006 à 13h46

 

 

Pour se situer dans l’espace et pour s’orienter, les hommes ont utilisé divers appareils ( les marins font le point) qui déterminent la situation par rapport au soleil ou par rapport aux étoiles. Pour cela il faut aussi connaître l’heure solaire vraie (nous avons de la chance nous avons la montre ).

Les oiseaux eux n’ont ni montre ni sextant ni astrolabe et pourtant ils se situent dans l’espace !!! Ont-t-ils tous ces appareils en tête ???

Connaissent-ils l’heure ? Ils sont capables de situer dans le temps certaines actions. Par exemple pendant la couvaison, le mâle et la femelle se remplacent. Le mâle reste sur le nid de 10 heures à 17 heures et la femelle assure le reste du temps. Les changements se font à heures régulières, à quelques minutes près, tous les jours.

Sont-ils capables de s’orienter sans soleil ? Si le soleil n’est pas visible au moment où on lâche les pigeons, ils tournent très longtemps autour du point de lâcher. Il suffit d’un coin de ciel bleu pour qu’ils se situent. Sans soleil, les retours au colombier sont difficiles.

De grosses perturbations météorologiques sur la planète et l’orientation des pigeons est rendue plus difficile.

A suivre

Orientation

le 05/06/2006 à 19h38

L’orientation du pigeon

Les hommes ont toujours cherché à savoir comment les oiseaux migrateurs pouvaient retrouver leur route et parcourir de longues distances pour revenir régulièrement sur les mêmes lieux.

Depuis un siècle des chercheurs ont essayé de résoudre ce mystère de la Nature. Il ne semble pas qu’ils aient encore éclairci ce problème.

Beaucoup d’hypothèses ont été émises :

Les oiseaux se servent-ils :

- Du magnétisme terrestre ?
- Des odeurs ?
- De repères visuels ?
- Du soleil ?
- D’une mémoire collective ?

Les oiseaux migrateurs parcourent toujours les mêmes routes à l’aller et au retour de la migration.

Les pigeons voyageurs eux sont transportés sur un lieu inconnu et doivent revenir à leur lieu de vie.

Dans les deux cas, les oiseaux possèdent un sens de l’orientation et de la navigation que nous pouvons leur envier.

- Comment un oiseau peut-il se situer dans l’espace ?
- Comment sait-il où il se trouve ?
- Comment peut-il trouver la route à suivre pour rentrer ?

Supposez que l’on vous lâche dans un lieu désert( le Sahara ou la mer, sans boussole et sans poteaux indicateurs . Comment sauriez-vous où vous vous trouvez? Quel chemin prendriez-vous pour retrouver votre lit ?????

En fonction de l’heure les oiseaux sont capables de se situer par rapport au soleil. On peut supposer qu’ils sont capables de se diriger en comparant les situations de départ et d’arrivée et choisir un chemin qu’ils vont suivre ou modifier en cours de route.

Actuellement, au vu des connaissances, il semblerait que les pigeons utilisent le magnétisme pour s’orienter mais se servent des repères visuels sur les courtes distances (2 ou 3 km autour de leur lieu de vie

Le docteur vétérinaire C.ARNOULT a écrit un livre qui retrace toutes les études faites sur la navigation du pigeon voyageur : c’est passionnant !!

A suivre

Une vie de pigeon de course

le 28/05/2006 à 13h50
Je suis la 274025-92. Ma mère la 224403-90 vous a raconté l’histoire de notre race de pigeons. Je vais essayer de vous raconter ma vie au colombier comme pigeon de course.

Je suis née en 1992, mes parents m’ont gavé pendant 24 ou 25 jours puis m’ont montré le chemin de la mangeoire et appris à me servir toute seule : me faisant prendre un peu de toutes les graines. A un mois, mon maître m’a mise dans un colombier avec d’autres jeunes pigeons qui, comme moi, commençaient leur apprentissage. Tous les matins, la porte s’ouvraient et nous étions libres de voler dans tous les sens autour du colombier, allant de plus en plus loin pour reconnaître les alentours de notre logis et prendre nos repères. La promenade finie, nous rentrions pour retrouver la mangeoire et les abreuvoirs remplis. Il ne nous restait ensuite qu’à nous reposer jusqu’à la sortie du lendemain.

Puis commencèrent les sorties d’entraînement : on nous transportait dans des paniers à 5, 10 ,20, ….Kms et on nous lâchait dans la campagne : il nous fallait alors rentrer par nos propres moyens et rejoindre nos pénates. Heureusement la Nature nous a doté d’un excellent système d’orientation.

La saison des courses commença. Notre maître nous amenait dans un local où chacun de nous recevait une bague numérotée qui nous servait de dossard, et après que l’on ait contrôlé notre identité, l’on se retrouvait dans de grands paniers au milieu d’autres pigeons et là il fallait se trouver une place tranquille car le voyage durait plusieurs heures.

Au petit matin, dès le lever du soleil, les portes sont ouvertes et c’est la ruée vers le ciel et le soleil . Chacun de nous essaye alors de se situer et une fois la direction de la maison repérée chacun s’efforce de prendre le bon chemin, de choisir le bon rythme de vol, de prendre les bons courants, ceux qui vous portent plus loin à chaque coup d’aile.

Pendant ma carrière j’ai remporté plusieurs prix, aussi j’étais choyée par mon maître. Ma plus belle victoire date de 1996 quand parmi 2000 pigeons je fus la plus rapide. Je suis revenue de CHERBOURG soit plus de 700 km à la vitesse de 89,700 km/h laissant derrière moi tous les autres concurrents.

Après cette belle course, on me choisit un beau mâle bleu, comme je les aime, et on me laissa continuer ma vie en roucoulant auprès de mon mâle.

En Février 2006, j’ai retrouvé ma mère au paradis des colombes.

Des pigeons dans l'histoire

le 19/04/2006 à 20h06

Depuis de nombreuses années, j'élève des pigeons voyageurs et ils m'ont apporté beaucoup de plaisir et de satisfactions!


 Une de mes meilleures pigeonnes qui a rejoint le Paradis des Colombes va vous raconter les rencontres qu'elle a faites dans ce lieu où se trouvent  les ancêtres:


"Je suis née en Février 1990 et dès ma naisance, j'ai reçu la bague matricule 224403-90 que j'ai encore à la patte.


Ma vie a été bien remplie car j'ai remporté quelques trophées et pas mal de concours à la satisfaction de mon propriètaire, entraîneur et soigneur. A chaque arrivée, j'ai recu une friandise ou des caresses.


Quand je suis arrivée ici, on m'a présenté quelques-uns des glorieux anciens qui sont là.


J'ai rencontré RAMSESIX, le messager préféré du Pharaon RAMSES 3. Il transportait les messages dans toutes les régions d'Egypte et était le moyen le plus rapide pour communiquer.


LYGINE  me raconta sa vie. Née dans l'île de Lygie, elle avait un jeune maître qui participait au JEUX OLYMPIQUES. Elle fut emmenée à OLYMPIE et de son panier put assister aux exploits de son maître. Après la victoire de celui-ci, on lui attacha un ruban blanc (signe de victoire) à la patte et elle s'envola pour porter la bonne nouvelle dans son île natale.


CESARIX lui, élevé, par les Romains qui avaient envahi la NARBONNAISE, devait avec ses amis transmettre les documents des Légions Romaines jusqu'à Jules César.


 J'ai aussi rencontré NOELLE, LA colombe  de NOE qui rapporta le rameau d'olivier pour montrer que le Déluge était terminé et que la Terre était proche.


J'ai encore reconnu le pigeon héros du "Fort de Vaux" et JOE qui débarqua à Omaha Beach avec les GIs américains le 6 juin 1944.


                                            A bientôt.

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